mardi 18 novembre 2014

Le premier rapport mondial sur la noyade vient de tomber - Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

"Rapport global sur la noyade : Prévenir la principale cause de décès"



Principales conclusions du rapport : 
  • Chaque jour, plus de 40 personnes par heure meurent noyées
  • 372 000 personnes meurent noyées chaque année
  • La noyade est l’une des dix principales causes de décès d’enfants et de jeunes dans toutes les régions
  • Plus de la moitié des noyés ont moins de 25 ans
  • C’est parmi les enfants de moins de 5 ans que les taux de noyade sont les plus élevés
  • Plus de 90% des noyades surviennent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire et c’est dans les régions Africaines, de l’Asie du Sud-Est et du Pacifique occidental que les taux sont les plus élevés
  • Les hommes ont deux fois plus de chances de se noyer que les femmes.

Après une lecture rapide, nous n'avons pas trouvé d'information sur les noyades en piscine publique.

Vous pouvez télécharger le rapport complet, en anglais, ici. 

Vous pouvez télécharger le résumé en français, ici. 

mercredi 5 novembre 2014

Extrait d'un article CBS News : Baignade surveillée ne veut pas dire baignade en sécurité



Yoni était âgé de seulement 4 ans quand ses parents l'ont emmené dans un camp de vacances. 

Yoni s'est noyé le premier jour des vacances et sa noyade a été filmée. Dans la vidéo, Yoni est vu en difficulté alors qu'il nage au bord de la piscine puis s'est mis à flotter face dans l'eau, avec deux sauveteurs à quelques mètres de distance. Il a fallu huit minutes avant que le corps soit remarqué par les surveillants.

Gerald M Dworkin, consultant en sauvetage explique "Nous voyons maintes et maintes fois des sauveteurs qui ne parviennent pas à reconnaître le problème, les empêchant, par la même occasion, d'intervenir de manière appropriée ". Il explique aussi que "les gens ont un faux sentiment de sécurité quand la baignade est surveillée". Ce consultant estime qu' "il y a 100 noyades qui se produisent dans les établissements surveillés chaque année (notamment récemment au Colorado, Ohio et Caroline du Nord)"

Ainsi, l'émission CBS "The Early Show" a décidé d'auditer les sauveteurs qui étaient en service dans différentes piscines. Bonne nouvelle, les conclusions montrent que, dans la majorité des cas, les sauveteurs sont vigilants et attentifs. Mais il arrive parfois que certains sauveteurs ne soient pas conccentrés : "un sauveteur, dans une piscine intérieure, feuilletait un magazine [...]. Un autre sauveteur était occupé à ranger du matériel ; envoyait des SMS alors que la piscine était bondée d'enfants".

Gerald M Dworkin précise que le sauveteur ne doit jamais tourner le dos au bassin qu'il doit surveiller et que le téléphone n'a pas sa place dans une piscine.

A ce propos, le journaliste de CBS demande à Dworkin "Sur une échelle de 1 à 10 (1 étant la note la plus basse et 10 la plus haute) comment pourriez-vous qualifier le niveau des sauveteurs ?" 

Dworkin répond : "Zéro. Je pense qu'il est préférable de ne pas avoir de maître nageur et mettre en place une signalétique "baignade non surveillée" plutôt que d'avoir un sauveteur opérant de cette manière". 

Concernant le décès du petit Yoni, un procès est en cours. 


Quelques préconisations du consultant :

- Les sauveteurs doivent être assis dans une chaise haute, en équilibre et prêt à agir si une urgence survient. 

- La surveillance parentale est fondamentale

mercredi 22 octobre 2014

Publication de la norme AFNOR NF S52-010 (Août 2014) : Systèmes de vision par ordinateur pour la détection de noyades en piscine publique



Pascal Lebihain et moi-même avons participé au groupe de travail S52L (Piscines publiques & Toboggans Aquatiques) dans le cadre de l'élaboration de la présente norme. Cette première expérience en matière de normalisation fût à la fois intéressante et instructive.

Les enquêtes "Noyades" de l’Institut National de Veille Sanitaire (InVS) montrent que malgré la présence de surveillants qualifiés, des noyades subsistent dans les piscines publiques. Un certain nombre d’études s’accordent à démontrer, que pour de multiples raisons (qu’elles soient d’ordre physiologiques, cognitives, architecturales, etc.), le personnel de surveillance peut parfois se trouver en difficulté pour assurer la surveillance de la baignade, avec la possibilité qu’un accident de noyade survienne.

Depuis plusieurs années, les technologies de vision par ordinateur pour la détection de noyades ont fait leurs preuves à travers le monde en aidant régulièrement les professionnels de la surveillance à détecter, dès les premières secondes, de possibles accidents de noyade.

Ces technologies françaises s’imposent progressivement comme un nouveau standard permettant de répondre à l’évolution de la demande sociétale en matière de renforcement de la sécurité dans les établissements recevant du public.

La norme AFNOR NF S52-010 relative aux systèmes de vision par ordinateur pour la détection de noyades est destinée à servir de base dans les relations entre partenaires économiques, scientifiques, techniques et sociaux en définissant clairement les exigences de sécurité et une méthodologie d'essai.

jeudi 2 octobre 2014

Tentative de quantification des noyades en piscine publique





Résumé :

En France, juste derrière les accidents domestiques, les accidents de sport et de loisir occupent le deuxième rang des accidents de la vie courante. Certains d’entre eux se révèlent particulièrement dramatiques, notamment dans le cadre de pratiques « à risque », ce qui est le cas des noyades en piscine publique. Quantifier ces dernières dans l’optique de les prévenir pourrait a priori passer pour un simple exercice comptable. Nous avons tenté de recenser les noyades en piscine publique survenues sur le territoire français, afin de vérifier si les moyens déclaratifs actuels permettent de quantifier finement ce phénomène accidentel. Cette étude montre que la production de données quantitatives sur la noyade en piscine publique se trouve freinée par un certain nombre de barrières méthodologiques. Par conséquent, on ne peut qu’estimer grossièrement le phénomène. Apparaît dès lors la nécessité d’une collecte des données au plus près du terrain, par les acteurs des piscines publiques eux-mêmes, dans le but d’alimenter un observatoire national sur ce type de noyade actuellement mal cerné et renseigné sur le territoire français.


Pour citer cet article : 


Vignac E., Lebihain P., Soulé B. (2014) "L'impossible quantification des noyades en piscine publique", Les cahiers de l'assurance - Revue Risques, n°98 (liste AERES Droit).

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vendredi 26 septembre 2014

Noyade dans une piscine de Transylvanie : Un procès pour négligence

Un couple de Francfort a accusé, dans un procès pour négligence, l'Université de Transylvanie concernant la noyade de leur fils de 13 ans dans la piscine de l'établissement. 

Il s'avère que la victime ait coulée sans se faire remarquer, restant sous l'eau "pendant une période prolongée" avant d'être retrouvée. 

Il s'avère également que la Transylvanie ait utilisée des techniques de réanimation inappropriées; omis de s'entourer de sauveteurs qualifiés et compétents; de ne pas avoir de plan d'action d'urgence approprié; de ne pas avoir fourni de matériel de sauvetage adéquat; de ne pas avoir suivi les procédures de sauvetage rapides; et omis de fournir assez de chaises élevées pour les sauveteurs (pour faciliter le travail de surveillance).

Le bureau du coroner indique que la noyade est à l'origine de la mort. Les juges ont indiqué que le garçon est resté inanimé, au fond de la piscine, pendant plus de 10 minutes, sans être vu par les sauveteurs.

Source : http://www.kentucky.com/2014/09/24/3445226_drowning-victims-family-sues-transy.html?rh=1#storylink=cpy

vendredi 12 septembre 2014

Un enfant de 12 ans aspiré dans un Parc Aquatique Chinois

La newsletter d’Aquatics International du 12 septembre nous informe d’un accident ayant couté la vie d'un jeune chinois de 12 ans cet été. 

Cet accident ressemble, à de nombreux égards, au drame survenu, en France, le 28 juillet 2013 sur le parc aquatique de la Môle (Var), où un enfant de 3 ans avait été happé par un tuyau d'aspiration.

Le garçon jouait dans un parc aquatique d’un hôtel dans la province de Xi'an Shaanxi, le 21 Juillet 2014, quand il a été aspiré dans un tuyau de circulation de 13 pouces, dépourvu de grille de protection. Le tuyau en question était relié à une pompe qui alimentait une chute d'eau.

« J'ai remarqué qu'il n'était pas là et j’ai immédiatement imaginé le pire », a déclaré son père, Kung, dans le journal Daily Mirror. "J'ai tout de suite prévenu le personnel, que peut-être, il avait été aspiré dans le tuyau, mais (ndlr : les sauveteurs) ont affirmé que c'était un non-sens et que c’était impossible"

Plus tard, le corps de l'enfant a été repéré à l'intérieur du tuyau et les employés ont dû vider la piscine pour y avoir accès. Suite à ce drame, les fonctionnaires locaux ont ordonné la fermeture de la piscine et ont débuté une série d'inspections de sécurité dans les piscines de la région pendant un mois.

Bien qu'il soit évident que l’installation ait été mal conçue, ceci n'indique pas un échec systématique dans les pratiques de construction des piscines chinoises a déclaré Zhao Xin, ingénieur de la China Architectural Design & Research Institute. Pour lui, la raison principale [de l'accident] est la conception et la mauvaise gestion. 

La plupart des installations aquatiques publiques sont conçues avec les normes ANSI/APSP utilisées aux États-Unis. Par exemple, les bouches d’aspiration doivent-être équipés de grilles de protection et les débits doivent être réduits. Subsiste, cependant, de nombreux sites plus anciens où les normes n’existaient pas au moment de la construction : cela conduit à de tels accidents. Il y a aussi les cas ou les normes sont là, mais personne ne les respecte.

Cela pourrait ne pas être une surprise pour le Dr John Fletemeyer. Bien qu'il n'ait pas été en Chine, il a évalué – entre autre - plus de 100 piscines en Thaïlande et au Japon et a constaté que les mesures de sécurité imposée par le gouvernement - si elles existent - sont loin des normes américaines. 

Malheureusement, ce tragique accident n’entrainera pas, pour le moment, de réflexion autour de la sécurité ni de durcissement de la règlementation.

vendredi 5 septembre 2014

Revue de presse concernant un accident à fort impact médiatique. Le cas d’une noyade mortelle dans une piscine municipale de Toulouse (Août 2014).

Les informations collectées par alertes et autres flux d’information proviennent – essentiellement - du journal MetroNews. Ce billet est rédigé uniquement sur la base des éléments livrés par la presse. 


Synthèse des faits – la crise

L’accident s’est produit le 31 Aout 2014, dans un bassin de faible profondeur (entre 0,5m et 1,0m en fonction des articles) réservé aux non-nageurs et concerne un enfant de 5 ans qui jouait, a priori, non accompagné d’un adulte, avec son frère de 7 ans, et un cousin dont on ignore l’âge. La victime ne savait pas nager et ne portait pas de système de flottaison. La maman, habillée, ayant pourtant payé  son droit d'entrée, se trouvait à environ 20m du lieu de baignade de son fils, dans un espace dédié. Au moment des faits, la météo était plutôt maussade et l’équipement peu fréquenté (sans connaître avec précision le nombre de baigneurs dans l'eau).

La victime semble avoir été détectée inanimée en phase sous-marine vers 16h15 par les enfants à proximité puis remontée en surface par un homme (sans doute un usager). Semble s’en être suivie, l’intervention des MNS (pour la réanimation cardio-pulmonaire) puis des sapeurs-pompiers. La presse ne fait pas état de l’intervention du SAMU ou du SMUR bien que la victime ait été déclarée décédée pendant le transport. 


L’organisation sécuritaire au moment du drame 

Au moment de l’accident, et conformément au POSS, il semblerait que le bassin eut été surveillé selon la configuration suivante : 3 MNS, dont 2 en poste fixe et 1 en poste mobile « les MNS étaient présents et surveillaient ». L’élue en charge du service des sports indique que d’un point de vue strictement règlementaire, l’effectif était largement suffisant pour assurer la sécurité des usagers. On fait ici, de facto, référence au POSS puisqu’il n’existe pas, en France, de textes qui règlementent les effectifs de surveillance dans les piscines publiques. Le nombre de surveillants affectés à la surveillance en piscine publique relève bien de la compétence de l’exploitant.


Informations concernant la post-crise

La piscine fût fermée le lendemain matin, pour réouvrir le lendemain après midi. Selon la presse, les MNS sont choqués et ont reçu comme consigne de ne pas communiquer sur le sujet. 


L’enquête semble soulever, d’ores et déjà, quelques pistes de réflexion :

  • La question de l’accompagnement des enfants et de l’hygiène sur les bassins : Le règlement intérieur de l’établissement prévoit, a priori, que pour des raisons d’hygiène, les personnes habillées ne peuvent accéder aux plages des bassins ; la maman du petit garçon étant habillée s’est vue refuser un accès a proximité du bassin, l’empêchant, par la même, de surveiller son enfant de manière rapprochée. A ce sujet, ce que semble préciser le règlement intérieur, c’est que la partie peu profonde de la baignade ou l’enfant s’est noyé est placée sous la surveillance des parents. Le règlement semble du reste préciser que les enfants de moins de 10 ans doivent être accompagnés d’une personne de plus de 16 ans. Deux questions restent, pour le moment, en suspens : Cela veut-il dire que cette zone n’entre pas dans la zone de surveillance des MNS ? Sans doute que non ! C'est la surveillance de tout l'établissement qui doit être assurée, sans exception. Le cousin accompagnateur avait-il plus de 16 ans ?
  • La question de la vigilance des MNS : Un autre article, appuyé par des témoignages d’usagers, pointe du doigt le manque de vigilance des MNS. Cet article est, de mon point de vue, intéressant car il soulève – entre autre - la question épineuse de l’intrusion des tâches annexes dans la mission de surveillance mais aussi celle du maintien de la vigilance chez les MNS. D’autres réactions dans la presse orientent la réflexion autour du manque de moyens. Pourquoi le bassin n’était-il pas équipé, en complément, d’un système de vision assistée par ordinateur, dans le but de faire retentir une alarme sonore lorsqu’un corps s’immobilise au fond du bassin ?


Conclusion

Pour l’heure, les causes de la noyade restent inexpliquées. L’autopsie pratiquée, a priori, cette semaine permettra de connaître avec précisons les causes de la mort pour répondre à la question cruciale : S’agit-il d’une noyade primaire ou secondaire ? Les bandes de vidéosurveillance (de vidéoprotection, en fait), seront apparemment étudiées. 

Cet événement doit nous faire prendre conscience, que la noyade en piscine publique, qu’elle soit mortelle ou non mortelle, reste possible. L’emballement médiatique autour de cet accident met à jour des réflexions qui concernent tous les exploitants et les professionnels des piscines à propos de la question de la vigilance et de l’efficacité des MNS, du nombre de MNS, de l’accompagnement et de la surveillance des enfants, mais aussi des règles d’hygiène.

mardi 10 juin 2014

La Communauté Urbaine de Brest se lance dans une démarche d’analyse des risques dans ses piscines publiques

L’APERAPS a été solicitée par Brest Métropole Océane (BMO) dans le but de réaliser une mission d’expertise du contexte sécuritaire de ses piscines communautaires.


C’est avec une volonté de s’engager résolument dans une logique de réduction des risques qu’une trentaine de Maitres-Nageurs Sauveteurs (MNS) se sont livrés (par le biais d’entretiens semi-directifs) afin de nous permettre de comprendre le contexte sécuritaire local des équipements aquatiques de BMO.

La « mise à nu » du système d’action des acteurs - par les acteurs - à permis d’initier chez ces derniers, après une courte phase de formation, un travail d’identification, de hiérarchisation et de traitement des risques jugés collectivement comme les plus inacceptables.

Cette démarche, riche de sens, témoigne d’une réelle volonté d’améliorer les choses, pour, in fine, protéger l’usager.

mardi 22 avril 2014

Sortie de l'ouvrage "surveillance des piscines publiques" aux éditions Dalloz


Résumé


L’étude d’une centaine d’accidents, dont quatre-vingt-une noyades mortelles, a montré que de nombreux dysfonctionnements sécuritaires existaient dans les piscines publiques françaises. Pour tout observateur curieux et attentif, les questions restent nombreuses : pourquoi subsiste-t-il des accidents mortels en piscine publique ? Existe-t-il une réelle surveillance constante des bassins ? Comment aborder quantitativement et qualitativement cette notion de surveillance ? Même si aucun système n’est infaillible, ces accidents sont-ils tous acceptables comme une conséquence normale d’un système organisé ? Des changements sont-ils possibles pour tenter de réduire la part inacceptable de ces accidents ? 

Différents éclairages – réglementaires, professionnels, juridiques... – ont été apportés dans le but de mieux comprendre l’importance du facteur surveillance dans la sécurité de nos établissements aquatiques et plus particulièrement dans la prévention et la protection des accidents de noyade. Plusieurs chapitres complémentaires abordent le sujet, en explorant, par exemple, la formation des acteurs de terrain, la responsabilité des personnels en cas d’accidents, ou encore la place du fameux POSS dans la politique sécuritaire de l’établissement. 

Cet ouvrage se destine donc à l’ensemble des acteurs internes et externes du « système piscine ». Bien entendu, les acteurs responsables de la surveillance comme les MNS ou les sauveteurs aquatiques semblent les premiers concernés. Mais les hiérarchies, chefs de bassins, directeurs d’établissements et directeurs de services des sports trouveront aussi dans cet ouvrage, premier du genre sur ce thème, matière à réflexion. Enfin, les formateurs, enseignants, juristes pourront relever dans ces lignes de quoi approfondir leurs connaissances sur le sujet. 

La problématique de la surveillance en piscines publiques mérite indiscutablement d’autres éclairages, peut-être plus concrets dans l’accomplissement de la mission, peut-être plus scientifiques, pour mieux comprendre certaines dimensions, comme les limites de la vigilance des acteurs ou l’influence de la conception architecturale sur la sécurité, dont la compréhension reste aujourd’hui approximative. 

Coordonné par Pascal Lebihain, maître de conférences en management du sport à la faculté des sciences du sport de l’université de Poitiers, ancien directeur de parc de loisirs puis de parc aquatique, maître nageur sauveteur, l’ouvrage a été rédigé par une vingtaine d’auteurs qui ont tous cherché à mieux expliquer en quoi la dimension surveillance de nos établissements de bain relevait d’aspects pluriels, d’une réelle complexité, vraisemblablement sous-estimée à ce jour.

Liste des auteurs





Se procurer l'ouvrage 


Nous disposons de quelques ouvrages à un tarif préférentiel : nous contacter via le formulaire du blog.

Réf : ISBN 978-2-24-713528-8 
Guy Austruy, Christian Belhache, Grégory Bignet, Thierry Boeglin, Jean-Claude Cranga, Denis Foehrlé, Raynald Hawkins, Mathieu Lacroix, Linda Lasbeur, Pascal Lebihain, François Lépine, Nicolas Loussot, Philippe Macquet, Renaud Mallorant, Régis Mollard, Joseph Piret, Patrick Pelayo, François Potdevin, Bastien Soulé, Bertrand Thélot, Yves Touchard, Philippe Vanroose, Jean-Pierre Vial, Elie Vignac.

mardi 4 mars 2014

Center Parcs : Une organisation sécuritaire particulière pour une structure hors norme

L'AquaMundo du domaine des Bois-Francs situé en Normandie est un complexe aquatique ouvert 365 jours / an mettant à disposition des clients une offre aquatique très variée. Si, pour le public, les portes s’ouvrent à 10h et ferment à 20h45, les équipes planifiées en matin, quant à elles, arrivent dans la structure dès 8 heures afin de préparer l’équipement à l’ouverture. L’AquaMundo, autrefois appelé le « Paradis Aquatique Tropical » (PAT), se situe sous un vaste dôme vitré de 5000 m2. L’eau y est chauffée à 29° degrés, dans un décor subtropical abondant. Les activités aquatiques sont nombreuses : rivière sauvage, rapides, cascades toboggans aquatiques, arbre à eau, grande piscine à vagues, pataugeoire pour les petits, bain froid, SPA, sauna, hammam et même via-ferrata aquatique.


Au sein du service AquaMundo, les rôles et tâches de chacun des acteurs sont clairement définis. Le responsable de l’AquaMundo (RAM), titulaire du BEESAN, est le garant du bon fonctionnement humain et technique de la structure. Il fait appliquer les directives reçues de la hiérarchie, gère son périmètre en tenant compte du cadre défini avec la direction du site (ces directives pouvant émaner de la direction du parc ou du Manager Sécurité Hygiène Environnement dont dépend le service). 

mardi 4 février 2014

Colloque Plage et Sécurité - Rendez-vous le 27 mars 2014 à Poitiers


Après Plongée et Sécurité (2010) et Piscine et Sécurité (2012), rendez vous le 27 mars prochain pour le colloque Plage et Sécurité, organisé par les étudiants de la faculté des sciences du sport de Poitiers sous la direction de Pascal Lebihain. 

Programme, infos et réservations : http://plageetsecurite.conference.univ-poitiers.fr

Ce troisième colloque sera le fruit d’une collaboration entre le milieu universitaire et le monde professionnel du nautisme balnéaire . Cette journée du 27 mars 2014, au programme très dense, sera riche d’enseignements mais surtout source de réflexion pour l’ensemble des acteurs concernés par la sécurité et la gestion des risques de ces activités (Baignade, voile, pêche, sauvetage, kite surf, surf, motonautisme, kayak de mer, plongée subaquatique, randonnée palmée…). Tous les acteurs soucieux de la sécurité du littoral – élus, techniciens, services de secours, acteurs chargés de la prévention, les fédérations,… – trouveront dans ce colloque matière à améliorer la sécurité dans leur univers de pratique. Enfin, n’oublions pas le monde universitaire, et notamment les étudiants, qui pourront y puiser des éléments d’une démarche de gestion des risques plus efficace, et ce, quel que soit le système considéré (pratique ou équipement sportif).

jeudi 2 janvier 2014

Piscines publiques, apnée interdite !

Pourquoi les exploitants et les MNS sont-ils si rigoureux en ce qui concerne l'interdiction de la pratique de l'apnée, qu'elle soit statique (immobile) ou dynamique (mobile) ?


La syncope anoxique constitue le premier risque auquel s'expose l'apnéiste et son mécanisme n'est pas connu de tous. La syncope peut se définir comme une perte de connaissance consécutive à une hypoxie entrainée, dans le cas de l'apnée, par une interruption volontaire de la respiration. En réalité, si elle est détectée à temps, la perte de connaissance n'est pas véritablement dangereuse pour l'apnéiste (au sens qu'elle n'entrainera pas de séquelle). Le vrai danger réside plutôt dans l’inspiration réflexe qui peut survenir lors du retour à la conscience, alors que la victime est encore immergée. Bien qu'ils existent, il est également nécessaire de souligner que la plupart des victimes de syncope à l'occasion de la pratique de l'apnée n'ont pas été en mesure d'identifier des signes pré-syncopaux. 

Concrètement, pourquoi l'apnée est interdite en piscine publique ?
  • Si pour les personnels de surveillance il est difficile de détecter la noyade pendant sa phase aérienne, de nombreuses études montrent qu'il est encore plus difficile de détecter un corps immergé.
  • Des témoignages de victimes indiquent l'absence de signe pré-syncopal lors de la pratique de l'apnée. La syncope est soudaine.
  • La syncope doit-être détectée très précocement, avant le retour de la conscience, pour éviter  l'inspiration réflexe en immersion et donc la noyade. 
  • Certains équipements sont pourvus d'un système de détection des noyades assisté par ordinateur, spécialement conçu pour détecter les corps immobiles : si elle n'était pas interdite, la pratique de l'apnée déclencherait le système de détection de manière intempestive.
  • Un apnéiste statique peut perturber la surveillance et stresser les personnels. En effet, il est difficile de distinguer un apnéiste statique d'un noyé. 
L'apnée doit être pratiquée - a minima - en binôme (un membre du binôme supervise l'apnéiste et vice-versa). Au "cas par cas", l'apnée pourra être pratiquée en piscine publique sous la surveillance individuelle d'un maître nageur. Pour les passionnés, il existe également des clubs affiliés à des structures fédérales où la pratique de l'apnée est encadrée lors de séances dédiées. 

Explications physiologiques sur les dangers de l'hyperventilation couplée à la pratique de l'apnée :